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| Franois Duprat, époque Ordre Nouveau |
vendredi 13 mai 2011
"François Duprat, une histoire de l'extrême-droite": ce webdoc qui va là où la télé ne va pas
jeudi 12 mai 2011
Ils sont We Are Enfant Terrible !
Ils portent bien leur nom. Ils sont lillois. ILs sont chics. Deux garçons et une fille. Clotilde, Cyril and Thomas. Ils chantent en anglais et jouent bien du Bontempi. Quelque part entre le beat robotique du Devo des early eighties, le punk stylisé des Kills, la dance synthétique fluo kids de Hot Chip, leur musique est irrésistible. Elle donne envie de sautiller en l'air en savourant les premiers beaux jours du printemps, le soleil en terrasse et les jolies filles dans la rue...C'est la bande son de nos années numériques. Et mon dernier coup de coeur musical (merci à ma chopine blogueuse Capucine de me les avoir fait découvrir;).
We Are Enfant Terrible (WEAT) sortent un premier album chez Last Gang Records: "Explicit Pictures" qui a été enregistré et mixé...dans le grenier du guitariste du groupe. De retour des Etats-Unis où ils ont joué au festival SXSW en compagnie de groupes comme les Queens of the Stone Age, et ils étaient en concert le 11 mai à La Boule Noire, à Paris. Sur scène ils sont irrésistibles, ils sont furieusement punk et drôles: Clotilde tient la scène comme une diva électro-rock, Cyril tape sur ses fûts comme un automate sous speed et se jette volontiers dans la foule, Thomas déchire des riffs millimétrés à la guitare, tous le monde est aux claviers, boites à rythme et autres engins électroniques. La foule tangue, saute en l'air, monte sur scène, tout le monde a le sourire scotché aux lèvres comme dans les raves d'autrefois...
Energie positive, folie communicative, l'esprit du punk ressuscité à l'ère numérique. Alors Ecoutez. Groovez. Allez faire un tour sur leur site. Enjoy et faites Tourner !
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samedi 7 mai 2011
Gloria Journalii ou la figure du moine-reporter bénévole
Mon invité du jour est suisse et aime l'art du contrepied (rien à voir je sais ;). Alors que les blogueurs réclament salaire au même titre que les journalistes envers et contre l'économie de la gratitude - Guillaume Henchoz, plus connu des pratiquants de Twitter sous le pseudonyme de @Chacaille défend lui l'idée que l'on peut pratiquer le journalisme comme un art monastique et bénévole, en parallèle - et non en marge - d'une activité salariée. Cela ne plaira pas forcément aux professionnels de la profession repliés dans un corporatisme qui n'a pas vu venir, avec l'internet, la révolution de l'information par tous et pour tous. Mais Guillaume a la foi communicative et l'enthousiasme des moines-soldats. Enseignant de métier à Lausanne, il est lui même blogueur et rédacteur en chef d' "ITHAQUE", un joli projet de journal associatif animé par des journalistes bénévoles, professionnels ou citoyens, avec du réel, du gonzo et de la BD dedans. Le premier numéro de cette revue journalistique au long cours (quatre numéros par an) qui entend aller "moins vite et plus loin", paraîtra début juin sous la forme d'un beau berlinois de 20 pages papier. J'ai décidé de m'embarquer dans l'aventure en livrant une chronique en forme de charge contre le journalisme "civilisé": "Nous sommes les nouveaux barbares de l'Info". Mettant en application sa conception de l'économie du troc conventuel, Guillaume m'a offert en échange ce billet sur la figure du moine-reporter que vous allez lire et commenter de ce pas !
C’est un petit encadré de rien du tout dans le magazine de l’Association suisse des journalistes (Edito), qui m’a fait d’abord tousser, puis réfléchir. "ITHAQUE", un journal foutraque et gonzo que l’on s'apprête à lancer entre amis (pros ou non), y est épinglé au titre que ses rédacteurs ne sont pas rémunérés. «L’avenir dira si le bénévolat est lucratif pour un journal – pour le métier de journaliste, c’est plutôt la mort!- Et si ça fonctionne longtemps!», conclut l’article. Guts ! Passons rapidement sur le fait qu’une publication qui tire à 3.000 exemplaires quatre fois par an puisse faire tiquer à ce point la profession et concentrons nous sur l’essentiel : derrière cette critique du bénévolat, il y a quelque chose de fondamental. Un vieux réflexe corporatiste qui me froisse horriblement. Parce que je ne me paie pas, je serais donc incapable de produire un travail journalistique de qualité ? Et en prime j'aurais la mort de toute une profession sur le dos ? Passées les premières crispations engendrées par la lecture du petit article, je me suis demandé comment je pouvais illustrer et expliquer simplement mon mode de fonctionnement. C’est ainsi que l’image du moine-reporter m’est apparue. Une vision, quoi.
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mercredi 27 avril 2011
Requiem pour une machine à écrire
"Sur ma Remington portative, j'écris ton nom Laetitia...": sans elle, Serge Gainsbourg n'aurait sans doute pas composé cette chanson. Sans elle, Hemingway n'aurait pas écrit "L'Adieu aux Armes", Georges Orwell "Hommage à la Catalogne", Albert Camus "L'Etranger", Hunter S. Thompson (photo ci-contre) "Fear and Loathing in Las Vegas". Sans elle, Albert Londres n'aurait pas fait fermer le bagne de Cayenne, et le tandem Bob Woodward-Carl Bernstein n'aurait pas fait chuter Nixon avec le Watergate... Cette fois c'en est fini de cette bonne vieille machine à écrire. La meilleure amie des secrétaires d'antan, la maîtresse exigeante des écrivains, la compagne insatiable des journalistes n'est plus.
C'est le "Daily Mail" britannique qui a publié cette semaine son avis de décès en annonçant la fermeture de Godrej and Boyce, la dernière usine de machines à écrire au monde. Basée à Bombay en Inde, elle en produisait encore 150.000 par an à destination des pays trop pauvres pour offrir des ordinateurs à leurs fonctionnaires... Mais la démocratisation de l'informatique et la révolution numérique triomphante auront finalement eu raison de la vieille dame mécanique qui a tout de même régné plus de 150 ans sur la civilisation de l'écrit.
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samedi 16 avril 2011
Salvador Allende, ce héros ordinaire
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| "Les grandes avenues s'ouvriront" |
C'est un authentique héros de mon enfance, un grand homme, un juste, un vrai, dont la mémoire remonte à la surface comme un fantôme digne et bienveillant. En allumant la radio ce matin, j'ai appris que les restes de Salvador Allende allaient être exhumés, trente-huit ans après sa mort lors du coup d'Etat militaire d'Augusto Pinochet. Sa famille, comme celles des 3000 et quelques victimes de la junte chilienne, veut connaître la vérité sur ses dernières heures et les circonstances de sa disparition.
Travelling arrière, loin, bien loin de l'écume futile de nos jours numériques :
11 septembre 1973, putsch du général Pinochet. L'armée chilienne donne l'assaut au Palais de la Moneda pour en finir une fois pour toute avec le premier président socialiste démocratiquement élu, trois ans plus tôt, par le peuple chilien. « El compañero presidente » (le camarade President) avait eu le front de gagner, à la loyale, les élections contre Allessandri, le candidat des grandes familles possédantes. Il avait eu l'audace de lancer un grand programme de nationalisations des ressources minières du pays, le culot de vouloir bloquer les prix et d'augmenter les salaires pour aider les travailleurs chiliens à vivre, l'idée insensée de vouloir lancer une réforme agraire au détriment de grands propriétaires latifundiaires et d'augmenter les impôts des plus riches...bref de chercher une voie chilienne vers le socialisme (« La via chilena al socialismo »), sous l'oeil protecteur du grand-frère cubain. Inacceptable pour la grande bourgeoisie chilienne...et surtout les américains, qui, après le Vietnam, craignaient plus que tout qu'un nouveau domino "communiste" tombe cette fois à leurs portes.
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